CAJT-Collectif des Amis de James Taylor
CAJT-Collectif des Amis de James Taylor

Ce forum s'est donné pour mission de mettre en contact les milliers de fans de cette légende de la musique encore trop peu connue du public francophone. le site officiel du CAJT - http://www.james-taylor.asso.fr


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Compte-rendu du Los Angeles Times

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 Compte-rendu du Los Angeles Times le Ven 23 Fév 2007, 4:19 am

Admin

avatar
Admin
Un Troubadour à la Mark Twain
James Taylor est franchement loquace lors de sa tournée solo.



A côté de ses chansons, James Taylor offre au Wilshire Theatre des monologue et des souvenirs avec un grand sens de la comédies.(Richard Hartog / LAT)



Barack OBAMA n’était pas le seul visiteur de Los Angeles ce mardi qui semblait être en campagne présidentiel. Tout comme le sénateur qui entra en contact physique avec ses supporters lors d’un rally d’après-midi, il y avait James Taylor se baissant pour serrer des mains et signer des autographes pour ses fans Durant son concert au Wilshire Theatre — pas un simple geste bref en signe de respect, mais des rencontres prolongées qui se répétèrent à de nombreux moments au cours de la soirée.

Le singer-songwriter introspectif par excellence de la musique américaine n’a jamais été aussi sombre et austère que son image public pouvait le laisser suggérer. Mais lors de la soirée d’ouverture de son engagement de quatre dates, il paraissait acharné à se redéfinir, pas juste en tant qu’homme du peuple mais également en tant qu’humoriste particulièrement efficace. Il eut beau se remémorer son passage au Troubadour de Los Angeles, mais cela ressemblait plus à une audition pour le Laugh Factory.

Epousant les traditions de conteur de ses racines de Nouvelle-Angleterre et de Caroline du nord, Taylor passa la grande partie de ses deux heures de concert à délivrer des histoires à dormir debout élaborées, soigneusement structurées et au timing précis.

Cela démarra avec la démission du Président Nixon et son "parcours non-télégénique" et puis avec le mariage collectif des membres de la secte Moon au Madison Square Garden — deux événements qui figurent dans la chanson "Line 'Em Up." Des détours fantasques ponctuèrent également la longue anecdote derrière "Frozen Man" et Taylor alla même jusqu'à employer une tournure de romancier pour décrire sa romance de jeunesse avec Joni Mitchell.

La raison de la frivolité de Taylor est sa première tournée solo en 30 ans (presque solo, en fait, puisqu’il est accompagné par le pianiste Larry Goldings). La coupure du format avec son groupe au complet a apparement inspiré à Taylor toutes sortes de zigzags.

la liste de chansons ignore la plupart de ses succès et comprend des morceaux moins connus comme "Chili Dog." La scène est dominée par des chandeliers aux bougies allumées et des paravents en bois et aux fenêtres aux verres teintés qui découpent l’espace.

Le chanteur se fait accompagner par deux fois par une machine à rythme (disons juste que l’idée que Taylor se fait d’une boîte à rythme n’est pas la même que celle de Timbaland).

Il opère également à l’aide d’une pédale pour afficher des extraits de films et des photographies, à la fois personnels et historiques. "Vous payez pour une soirée de divertissement" lance le chanteur "et quelqu’un vient vous montrer ses satanés albums de famille."

Ce n’est pas que la musique fut exactement une réflexion après-coup. A côté des monologues de comédie, Taylor offrit aussi des anecdotes derrière l’écriture de chansons tels que "Sweet Baby James" et "Carolina in My Mind."

Le chanteur a beau avoir vécu sur la côte Est, il a également connu une vie à L.A., et ses réminiscences sur ses engagements au Troubadour dans les années 70 et son hommage au stand de hot-dogs "Pink's" obtinrent des murmures de reconnaissance de la part de certains membres du public du Wilshire.

Taylor fut moins intéressé d’utiliser cette opportunité pour explorer les ténèbres se cachant derrière certaines de se compositions — il joua "Fire and Rain" comme premier rappel, mais sans commentaire sur les démons personnels qui inspirèrent la chanson.

Cependant, les anecdotes informatives et les situations humoristiques améliorèrent l’expérience d’écoute des chansons, compensant en un sens leur manque d’arrangements.

Sur deux chansons, Taylor fut rejoint, sur films et bande sonore, par les membres du Tanglewood Festival Chorus. Mais pour le principal du concert ce fut juste le piano et la guitare acoustique.

Ainsi dépouillé, le repertoire de Taylor révéla une force structurelle et une ingénuosité de conception qui dément la simplicité de surface de celui-ci, mais son étendue de rythme et sa couleur tonale est étroite, et un recital sérieux de ce repertoire pourrait facilement devenir monotone.

Une image transformée semble donc la solution parfaite, et pour le salut de sa performance et pour sa place définitive dans l’histoire.

“J’ai vu le feu, j’ai vu la pluie”, semble t-il James Taylor « mais j’ai aussi vu des chili dogs !! ».


richard.cromelin@latimes.com

James Taylor

Où: Wilshire Theatre, 8440 Wilshire Blvd., Beverly Hills

Quand: 20 Heures. Vendredi et Samedi

Prix: $49.50 to $99.50 (sold out)

Info: (323) 655-0111


_________________
Some things never change and some things we don't ever want to change. Thankfully, James Taylor hasn't.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.james-taylor.asso.fr

2 Re: Compte-rendu du Los Angeles Times le Ven 23 Fév 2007, 4:05 pm

Thanks Sam for sharing.

Je pense que l’audience de JT se compose de deux parties bien distinctes : Ceux qui abhorrent ses commentaires politiquement engagés (Car ils sont généralement républicains) et voudraient que JT se contente de chanter son répertoire sans nul interlude soit-il partisane ou personnel. Et puis il ya ceux qui forment une petite majorité et qui se délectent de tout ce que JT a à partager avec eux.

En effet, les anecdotes informatives et les situations humoristiques ne sont que très rarement utilisées par hasard. Dans un show dépouillé et scéniquement minimaliste tel que le OMB, le risque de tomber dans la redondance et la neutralité, est très vraisemblable. Bien que notre James Taylor n’ait ni l’aisance scénique et ni la rhétorique verbale, il sait à chaque fois entretenir son public avec ses anecdotes téléphonées et son air vulnérable. Il n’est peut être pas le plus grand conteur, mais qu’il est agréable à écouter et à voir !!

Très cher Sam, je pense que mr.Taylor , à l’instar de plusieurs artistes, s’est involontairement inspiré des conteurs Africains dans les places publiques, appelés les Gouals au Maghreb. Leurs anecdotes sont une attraction à elles seules, mais là je m’égare……..



Lilly.

Voir le profil de l'utilisateur

3 Re: Compte-rendu du Los Angeles Times le Ven 23 Fév 2007, 4:28 pm

Admin

avatar
Admin
Non Lilly, tu ne t'égares pas... l'art de conteur est une donnée essentielle de l'art de JT.

j'y faisais allusion dans mon compte rendu croisé (avec notre prez Sergio) pour la sortie de son dernier album "October Road". (voir lien suivant)

http://www.james-taylor.asso.fr/pages%20temoignages/temoignage%20caillou%201.htm



Déjà avec la photo de pochette on sentait que l'homme avait décidé de reformuler son image de se présenter (se préciser serait le verbe juste) comme griot, conteur, baladin passant de ville en ville (ou village en village) pour divertir, informer et consoler ses semblables...


J''aime particulièrement l'honnêteté de l'article ci-dessus qui tout en ne cachant pas es limites et les écueils de l'art de notre homme, souligne néanmoins la parfaite maîtrise de ceux-ci et l'équilibre entre chant et confidence "éclairantes" qui depuis longtemps distingue JT du reste de ses contemporains.

Vivement que le "One Man Band Tour" viennent se balader dans nos contrées


_________________
Some things never change and some things we don't ever want to change. Thankfully, James Taylor hasn't.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.james-taylor.asso.fr

4 Re: Compte-rendu du Los Angeles Times le Ven 23 Fév 2007, 5:02 pm

Tout d’abords, je m’excuse car je démontre là à quel point je suis une piètre membre du CAJT ((profil bien bas)). J’ai savouré chaque moment de votre auto-interview. Vous étiez, toi et Serge, égaux à vous-mêmes. Quel plaisir !!

J’ai toujours dis que celui qui a conscience de ses propres limites est très enclin à produire le meilleur de ce qu’il peut faire. L’honnêteté de JT ne fait aucun doute. Les artistes de son cran doivent leur succès de cœur à leur talent de se redéfinir constamment au gré des avatars de la vie et qui les rendent si vulnérables….. Tellement comme nous, simples dégustateurs de musique. Est-il devenu le sage de la tribu mondialiste pour informer le monde de sa propre désillusion ?



Lilly.

Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum