CAJT-Collectif des Amis de James Taylor
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TROUBADOURS - Critique du documentaire présenté a SUNDANCE

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INTERVIEW CAST



  • LOU ADLER
    PETER ASHER
    PAUL BODY
    URSULA BRITTON
    JACKSON BROWNE
    CHEECH & CHONG
    ROBERT CHRISTGAU
    DAVID CROSBY
    RICHARD “DICKIE” DAVIS
    CHRIS DARROW
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    CRAIG DOERGE
    ROBERT HILBURN
    BARNEY HOSKYNS
    ELTON JOHN



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    STEVE MARTIN
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    ROGER MCGUINN
    BONNIE RAITT
    LELAND SKLAR
    JD SOUTHER
    TONI STERN
    JAMES TAYLOR
    CYNTHIA WEIL















Sortie DVD prévue pour le 1er mars 2011 - le documentaire sera accompagné d'un CD compilation des grandes chansons de cette période fertile de Los Angeles: "It’s Too Late" (Carole King),“Sweet Baby James" (James Taylor), "Ol' 55" (Tom Waits), "Love Has No Pride" (Bonnie Raitt), “Take Me To The Pilot"(Elton John) “Poor Poor Pitiful Me" (Warren Zevon), “Dixie Chicken” (Little Feat)...

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«Troubadours» un documentaire qui présente James Taylor et Carole King à leur début

Par Drew McWeeny - traduction Samuel Légitimus





James Taylor et Carole King sont les sujets d'un documentaire présenté en avant-première au Festival Sundance
(Crédit: Productions Tremolo)


Un regard sur la scène musicale de la Californie des années 60 et 70

Toute ma vie, j'ai grandi positive dans un bain positif de culture pop des années 1960. Après tout, à ma naissance, la décennie tirait juste à sa fin, et la culture pop était encore fraîche. Au moment où j'entrais au lycée, la musique était diffusée sur les stations de radio oldies, mais parce que beaucoup des gens qui faisaient des films et des émissions de télévision étaient des enfants des années 60, cette musique était toujours omniprésente. Je suis tellement familier avec la musique de de cette époque que même les choses que je n'ai jamais cherché sont toujours fermement ancrées dans ma conscience tout simplement parce qu'elles étaient omniprésentes.

Cette année, nous fêtons officiellement un demi-siècle depuis 1960, et pourtant, nous continuons à exploiter cette décennie, et il est pertinent de se demander s'il y a encore des choses à en dire.


Le nouveau documentaire «Troubadours», une des avant-premières du festival de Sundance cette année, jette un regard sur la scène musicale qui a évolué autour du club Troubadour de Los Angeles, et en particulier, sur la carrière de Carole King et James Taylor, qui se sont réunis en 2007 dans le fameux club pour une série de concerts. Ces deux artistes sont au premier plan dans le film, et les entretiens avec eux forme la colonne vertébrale sur laquelle s'appuie le reste du film. Mais l'accent mis sur le Troubadour, permet au réalisateur Morgan Neville de mettre en lumière: le mouvement folk, l'apogée du mouvement des singers-songwriters, Steve Martin, les soirées radio crochets, le fondateur du Troubadour Doug Weston, ainsi que de nombreux autres sujets et le film parvient à se rester vivant et frais, peu importe la façon dont certains de ces sujets ont été couvert avant.

Par exemple, je n'avais aucune idée des trains de marchandises utilisé pour parcourir le milieu de Santa Monica Blvd. et Beverly Hills, et cette petite digression est un exemple de la richesse et de la diversité du sujet, même si celui-ci revient toujours à la musique. Elton John, Jackson Browne, Joni Mitchell, David Crosby, Kris Kristofferson, et d'autres se soumettent aux entretiens, ainsi que de nombreux visages moins connus mais tout aussi importants dans la façon dont le scène musicale californienne s'est développée. Quiconque chercherait des ragots sur ces artistes ou sur cette période en sera probablement pour ses frais, le documentaire «Troubadours» étant de toute évidence né d'une grande affection.

Le plus passionnant à propos de ce film, ce sont ces visites dans les espaces d'enregistrement et de concerts où ces souvenirs musicaux indélébiles furent créés, et de contempler la façon dont la communauté a grandi, a évolué et s'est élargi. Une partie tellement importante de cette musique est devenue un élément permanent du tissu de la vie moderne qu'il est intéressant de voir où et comment elle a débuté. Regarder un grand nombre de ces gens qui étaient des musiciens de session sur certains des disques les plus remarquables de l'époque se préparer pour le Troubadour Réunion Tour qui a eu lieu cette année est l'un des points forts du film. Écouter le son extraordinaire de la Mafia des Studios de LA, comme on les appelait officieusement. Ce sont des musiciens fabuleux. Et même si ce ne sont pas des superstars, ils sont tout aussi doués que les plus grands noms qui apparaissent dans le film.
J'ignorais qu' Elton John était quasiment inconnu aux États-Unis avant de jouer au Troubadour de Los Angeles, et on a droit à une belle anecdote au sujet de son engagement dans le club et comment cela a changé son monde. J'adore entendre Steve Martin parler de l'expérience simplement parce qu'une telle collision de talent semble peu probable. C'est aussi un formidable exemple de la façon dont les choses fonctionnaient à une époque où les médias n'a pas été aussi globales qu'aujourd'hui, quand les choses pouvaient encore se faufiler et exploser grâce à une performance au bon moment et au bon endroit. Les compte-rendus dans les journaux comptaient. Le bouche à oreille également. Ces explosions de la culture pop étaient organiques, imprévisibles et indéniable. Et même si Linda Ronstadt n'est plus aujourd'hui une mégastar, elle l'était à l'époque, et le simple rappel de l'importance de son rôle dans la découverte par le grand public d'autres artistes en interprétant leurs chansons est significatif. Il y a aussi une section qui parle de l'importance à l'époque de la critique , comme l'article infâme de Lester Bangs dans lequel il se voyait en train de tuer James Taylor avec un tesson de bouteille. Mais combien cette signification disparu tandis que la musique, elle, est restée. C'est un argument solide, et un rappel qu'avec le temps, seul le travail compte. Si c'est important pour le public, cela durera, et si ça n'est pas, cela disparaitra, et aucun critique dans le monde n'y changera jamais rien.

Cheech et Chong temoignent de l'atmosphère du club Troubadour et de la façon dont le bar était rempli tous les soirs avec des stars comme John Lennon et Betty White, et comment les groupes se formaient à ce bar, les musiciens s'y rencontrant et traînant ensemble. J'ai aussi apprécié la section où ils parlent de la naissance des Eagles (Steve Martin raconte une belle anecdotes où il fut corrigé lorsqu'il les a présenté en tant que "The Eagles"), et j'ai été surpris de de voir combien le film est drôle. On évoque le fait que les Eagles furent considérés par beaucoup comme les fossoyeurs d'une scène qu'ils étaient censés incarner. Ce sont simplement d'excellentes anecdotes excellemment bien racontés dans le film. Neville est un gars qui a réalisé des documentaires sur la musique et les musiciens pendant de nombreuses années, et il affiche ici une réelle sensibilité en terme d'intervieweurs et dans ses choix au montage. Je n'avais jamais réalisé que le Roxy avait ouvert dans l'unique but de porter ombrage au Troubadour, et quand vous regardez la scène des clubs musicaux de Los Angeles aujourd'hui , je dirais qu'à long terme que personne n'a vraiment gagné ce combat.

Je doute que "Troubadours" va changer l'esprit de quiconque sur la valeur de cette musique et de cette époque, mais pour les fans et ceux qui seraient curieux de savoir comment cette scène a évolué, c'est un documentaire très satisfaisant, et agréable. Et il y a des choses pires dans la vie que passer 91 minutes à écouter James Taylor et Carole King se produire sur scène. Si vous êtes à Sundance cette semaine, ce documentaire vaut la peine d'être vu, et je suis sûr que ceux d'entre vous qui ne seront pas au festival de Sundance, auront une chance de le voir dans un avenir très proche.


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Some things never change and some things we don't ever want to change. Thankfully, James Taylor hasn't.
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