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Cette fois, on a eu le meilleur de Jackson Browne - Montréal

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Il y avait quelque chose de convivial dans la proposition de Jackson Browne. Photo Catherine Lefebvre

Cette fois, on a eu le meilleur de Jackson Browne
Spectacles - Musique
Écrit par Philippe Rezzonico
Samedi, 09 avril 2011 23:06


Cette fois, nous y avons eu droit. Je parle, bien sûr, du fameux doublé formé par The Load-Out et Stay, immortalisées sur le vinyle Running on Empty, de Jackson Browne, paru en 1977.

C’est un peu comme si Browne avait voulu faire amende honorable, samedi, à la salle Wilfrid-Pelletier, où il retournait près de deux ans après son passage de 2009, dans le cadre du Festival de jazz, dans ce qui était alors son tout premier à Montréal en 40 ans de carrière.

On s’en souvient pour les mauvaises raisons. Un show pas terrible – meublé par une version ordinaire de The Pretender et bâclée de Running on Empty – au terme duquel on avait pas eu The Load-Out, pas de Stay, pas de Rosie, pas de Take It Easy. Pas trop de plaisir… Le beau Jackson avait alors hérité du bonnet d’âne de presque tous les critiques cette année-là.

Samedi, on a su avant même que ça commence que ça allait être bon. Il fallait voir la quinzaine de guitares alignées comme des soldats derrière le clavier. Browne revenait tout seul dans le cadre de sa tournée acoustique. Avec une telle proximité, quand tu chantes sans filet, tu te dois d’être bon. Sinon, c’est le naufrage.

Bon, l’auteur-compositeur américain l’a été. Au centuple en regard de 2009 ! D’entrée, The Barricades of Heaven donnait l’heure juste : son ample et épuré, voix bien placée avec cette belle rondeur chaude. Tout y était. L’esprit, surtout.

Monuments

Browne avait à peine annoncé qu’il allait faire des chansons qui lui tentaient à cœur et celles que les fans voulaient que les spectateurs ont commencé à lui hurler des titres à succès ou très obscurs.

« Quoi ? Vous voulez Cocaine ? Si tôt ? a lancé Browne à la foule. Avec le couplet sur la désintoxication ? » Et Cocaine – la sienne, tirée du disque Running on Empty, pas celle de J.J. Cale –, on a eu. Tout de suite. Impec. Après une solide Farther on, autre classique : Rosie. Les femmes ne se tenaient plus.

« C’est une rare chanson de moi qui ne parle pas de moi », a ironisé Browne. Autre solide livraison.

Ç’a été comme ça tout le long. Écoute attentive des spectateurs, anecdotes et mises en contexte de Browne qui alternait entre ses guitares et son clavier, parfois changeant de six cordes selon la demande immédiate des fans. Il y avait quelque chose de convivial dans sa proposition.

Parfois, on tapait – un peu – des mains pour la rythmée Doctor My Eyes, tantôt Browne pouvait se chercher sur le manche, trébucher, repartir et rigoler. Ce fut le cas pour Linda Paloma, qu’il a pratiquement sabotée d’un bout à l’autre, mais c’était tellement plaisant de le voir se mettre en danger et de prendre des risques pour ne pas faire du sur-place.

On a eu droit à une touchante version de Fountain of Sorrow, une intense de For Everyman, une vivifiante de You’re Bright Baby Blues (avec guitare slide), une version presque soul de The Pretender et Take It Easy, mélodique et rassembleuse, comme on l’a voulait. Oui, celle-là. Celle des Eagles, qui a été composée par Browne et Glenn Frey. Hé... On a même eu droit à You Love the Thunder... Généreux à outrance, le Jackson, samedi.

Disons qu’après Running on Empty (excellente), on espérait The Load-Out, la chanson hommage aux roadies qui travaillent pour les rock stars. Elle fut tellement émotive et appréciée par la foule que cette dernière a poursuivi en chantant avec un certain succès Stay, le classique des années cinquante de Maurice Williams, qui demande une voix pas mal haut perchée.

Un rideau sur ce moment magique, c’était parfait. Jackson avait visiblement oublié qu’il n’y avait pas un seul spectateur à la corbeille, à la mezzanine et au balcon (jamais vu ça pour un show à Wilfrid-Pelletier !), et nous, on lui avait pardonné à jamais le show de 2009. Rédemption totale.


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