CAJT-Collectif des Amis de James Taylor
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LE CD DVD ONE MAN BAND

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1 LE CD DVD ONE MAN BAND le Mar 25 Sep 2007, 11:50 pm

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vous pouvez trouver des exemplaires du COMBO CD -DVD - One Man Band dès le 13 NOVEMBRE au Virgin Mégastore des Champs Elysées. le prix est de 18,80 euros!!!



Dernière édition par le Mer 14 Nov 2007, 6:35 pm, édité 5 fois


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2 setlist le Ven 05 Oct 2007, 9:39 pm

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setlist:

01 - Something In The Way She Moves
02 - Never Die Young
03 - Frozen Man
04 - Mean Old Man
05 - School Song
06 - Country Road
07 - Slap Leather
08 - My Traveling Star
09 - You've Got A Friend
10 - Steamroller Blues
11 - Secret O' Life
12 - Line' Em Up
13 - Chili Dog
14 - Shower The People
15 - Sweet Baby James
16 - Carolina In My Mind
17 - Fire and Rain
18- Copperline
19 - You Can Close Youe Eyes


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3 note intérieure du livret par JT le Mar 13 Nov 2007, 8:06 pm

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traduction de la note intérieure écrite par JT ( qui assure aussi les illustrations, dont celle du fameux bus aux étranges voyageurs)

"IL S'AGIT D'UNE ETRANGE REALITE de la chanson populaire moderne que la première fois que celle-ci est jouée est lorsqu'on l'enregistre. Parfois une chanson est terminée au moment de la date buteoir de son enregistrement studio, le jour où la chose est inscrite dans la pierre pour toujours. Je sais que les chansons et les arrangements évoluent et se développent avec le temps; que quelque part autour de la vingtième fois où elle est jouée devant une audience de concert, une chansons finit par se complèter d'elle-même. Que, parmi d'autres choses, c'est ce qui rend unique un bon enregistrement live. J'ai souvent pensé que la performance live signifie être bien préparé et puis attendre que l'inévitable, que la chose inespérée, survienne. Nous arrivons sur scène, bien entraîné et en bonne forme, nous répétons ce que nous avons fait avant du mieux que nous pouvons. Mais le but véritable et d'être dans le moment présent et à la surface de nous-mêmes; ouverts et confiants. Personne ne veut du parfait: c'est gelé, mort... on désire du "Sois là maintenant", je pense...

BIEN SUR, LARRY GOLDINGS fait bien plus que juste m'accompagner. Sa présence grandissante dans le monde du jazz est bien reconnue, à la fois pour ses propres enregistrements et performances live(*) et en tant que membre d'un bon nombre d'efforts d'équipe (+). J'ai tendance à former des relations musicales (et personnelles) avec d'autres musiciens et ensuite à coller à eux pendant des années. Arnold McCuller et David Lasley ont travaillé avec moi depuis le milieu des années 70 et d'autres musiciens depuis presque aussi longtemps (Jimmy Johnson, Steve Gadd, Mike Landau, Kate Markowitz, Valerie Carter...)

Après que mon grand ami, producteur et pianiste Don Grolnick soit décédé en 96, j'ai joué avec un nombre d'excellent joueurs de claviers. Ce fut pendant l'enregistrement de l'album October Road en 2002 que j'ai travaillé avec Larry. Russ Titelman l'avait engagé pour jouer sur "Mean Old Man" avec Steve Gadd à la batterie, Jimmy Johnson à la basse, Clifford Carter au synthé et l'excellent joueur de guitare de jazz à sept cordes John Pizzarelli. C'était un groupe incroyable, et après le solo de Larry Goldings sur ce morceau, sa toute première prise, il l'a immmortalisé. Ce fut notre introduction et depuis, je fais toujours appel à lui en tout premier.

Et puis, il y a le facteur bus. Vous voyez, le jeu de quelqu'un peut être super, mais comment cela va se passer le fait de voyager avec eux pendant 10 heures jusqu'au prochain concert, et ce pendant deux mois? le facteur bus de Larry n'est pas un facteur car, c'est un fait, voyager en bus, Larry en raffole.

Une partie de son talent réside dans son habileté à "détacher ses mains". Bien que cela ne soit pas aussi douloureux que cela sonne, cela exige tout de même une grande concentration et un grand talent de jouer une mélodie/accompagnement avec la main droite et, avec la main gauche (souvent sur un autre clavier) jouer un motif de basse distinct. Cela, Larry peut le faire avec une grâce sans effort et il a rendu ce concert One Man Band possible. c'est un père, un mari, un frère et un fils dévoué et je lui suis redevable. Larry Goldings est mon HOMME ORCHESTRE.

JAMES TAYLOR
(traduction Samuel Légitimus)


*Long Story Short 2007
Larry Goldings Quartet 2006(Palmetto)
As One 2001 (Palmetto)

+ Trio Beyond: "Saudade" (ECM)
Madeleine Peyroux: "Careless Love" ( Rounder)


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4 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Mer 14 Nov 2007, 7:19 pm

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critique du journaliste Stephen Thomas Erlewine

Ne prenez le titre du One Man Band de JT de manière trop littérale – cette captation de concert de 2007 est peut-être dépouillée, mais il ne s’agit pas juste de James et d’une guitare. Celui-ci est secondé par le pianiste Larry Goldings, que Taylor surnomme dans sa note de livret son "homme-orchestre" (voir plus bas). Et, il est vrai que l’homme représente tout le groupe que Taylor a ici à sa disposition. OK. Mais il ne s’agit pas seulement d’une question de simple sémantique: à l’évidence, Goldings a une sacrée présence sur cet album intime enregistré au cours du mois de juillet dernier lors de trois soirées au Colonial Theatre de Pittsfield, MA. Durant un concert de 19 chansons, Taylor offre à Goldings une quantité d’espace afin que celui-ci fasse bénéficier aux morceaux de ses solos qui font montre de ses talents de jazzman. Cette liberté associée à l’interprétation faussement facile de Taylor -- il possède une autorité dûe au fait qu’il tourne de manière extensive avec le même répertoire depuis des années – donne à cette album un caractère unique au sein le catalogue de Taylor. Cela donne également un album qui s’appuie fortement sur les standards. Toutes les chansons que vous espérez sont là ; toutes celles que James a toujours interprétées en tournée. Mais il y a aussi deux ou trois surprises, comme ce "Chili Dog" extrait de l’album de 1972 One Man Dog et qui est vraiment entraînant. Peut-être ces airs sont-ils un brin trop familiers pour sonner vraiment frais, mais étant donné leurs superbes lectures, elle sonnent à coup sûr - pour l’auditeur qui n’aurait suivi la carrière de Taylor - aussi confortables qu’une réunion de vieux amis. Cela peut aussi convenir aux fans habituels qui seront vraiment ravis, car l’album est assez différent du double album live de 1993 – et il est aussi polissé et professionnel que peuvent l’être les albums live – pour rendre également heureux les fans les plus exigents.
[One Man Band contient également un DVD du concert de deux heures.] Stephen Thomas Erlewine


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5 C'est un malin, ce JT le Jeu 15 Nov 2007, 10:19 pm

C'est vraiment un malin !!!

Il fait depuis 3 ans au moins, ce que les maisons de disque font après la mort d'un chanteur... il ressassse comme un alzheimerien.

Il a raison sur le plan financier mais franchement, une tournée avec son groupe au complet, s'il n'a rien de nouveau à dire... je ne suis plus intéressé.

Si les songwriters ne font plus que des covers d'eux-même, ça me donne une bonne raison de composer et d'écrire avant qu'ils ne nous cassent définitivement le boulot.

On dirait que c'est une tendance, même certains écrivains réécrivent des bouquins déjà écrits par eux-même.

Petit coup d'humeur que je sais partagé par quelques uns ici.

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6 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Jeu 15 Nov 2007, 11:15 pm

Et je suis pas loin d'etre un de ceux qui adherent aux propos de Tom.

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7 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Ven 16 Nov 2007, 8:42 am

je ne demande qu'a voir, ceci dit on peut toujours regretter qu'il nous propose toujours les sempiternels hits , mais ne crachons pas trop dans la soupe, voyons déjà ces versions" one man band".et on en reparle en détail !
passons sur l'épisode de la machine infernale en bois d'arbre et son porte voix de type cégétiste !

justement avec ces grèvistes je suis coincé ce week end pour me procurer l' objet, c'est pas sympa les mecs !!!!

sans rancune
Serge

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8 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Ven 16 Nov 2007, 10:52 am

Je partage entièrement l'avis de 4 Juillet.

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9 @ Serge le Ven 16 Nov 2007, 10:54 am

Kess t'as contre les cégétistes ?
Fais gaffe à ce que tu vas dire... j'ai un coup de fil a donner et tu te retrouves à Toulouse, boudu !

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10 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Ven 16 Nov 2007, 4:43 pm

damned, il a deviné la provoc ha ha ha !!!!

n'empèche qu'ils exagerent

pour me venger je me suis regardé trois DVD de l'émission Belge désormais culte"strip tease" en fait les Deschiens mais en vrai !

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11 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Ven 16 Nov 2007, 5:49 pm

Qui exagère ?
Le mec qui s'augmente de 206% ou ceux qui gagnent 1600€ par mois et qui ont choisi un boulot craignos, en fonction d'un statut pour lequel on leur a signé un contrat que le précité veut rompre ?????
Si cette "réforme" passe, t'es pas sûr d'arrêter à la date que tu prévois, et même, tu risques de bouffer du cassoulet toute ta fin de carrière... boudu !

Et le porte-voix de mes camarades, ça s'appelle un mégaphone.

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12 interview SPINNER MAGAZINE le Ven 16 Nov 2007, 10:18 pm

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James Taylor nous raconte des histoires en tant que 'One Man Band'



15 Novembre 2007 INTERVIEW DIRIGEE PAR Gaylord Fields
traduction : Samuel Légitimus

James Taylor a souvent raconté des histories à travers ses chansons, mais aujourd’hui il raconte littéralement des histoires sur celles-ci. Sur son tout nouveau concert en CD/DVD, One Man Band, le célèbre singer-songwriter, équipé de sa voix, d’une guitare, d’un accompagnement au piano, de 40 ans de sa musique et de ses souvenirs, joue le raconteur, partage les histoires derrière son profond catalogue musicale. Sur la collection, son repertoire s’étend depuis ses premiers morceaux comme 'Something in the Way She Moves' au travers de ses plus célèbres chansons comme 'Fire and Rain' et 'Sweet Baby James,' jusqu’aux plus récentes inspirées par sa vie récente de père et de grand-père et sur le climat politique actuel.

Actuellement en tournée avec son groupe au grand complet, l’artiste de 59 ans prend le temps de converser avec Spinner sur le fait d’être le dernier artiste signé sur le label de Starbucks (Hearmusic),en plus de la variété d’option offerts aux artistes vétérans de présenter leurs chansons dans notre âge digitale. Il parle également de son neveu homonyme – inspiration de son 'Sweet Baby James' qui a tout fait pour éviter la profession familiale de musiciens des Taylor


Qu’est-ce qui vous a inspiré à réaliser le concept 'One Man Band' – juste votre voix, une guitare et quelques claviers?

C’est une des manières que j’ai de me produire sur scène. J’ai un genre de groupe élargi, qui s’est développé avec le temps, et j’ai écrit de plus en plus de musique pour une configuration de douze musiciens et choristes. Mais j’ai également une version de groupe plus petite avec laquelle nous abordons de nouveaux territoires, avec laquelle on peut voyager plus léger et se déplacer plus rapidement. Et puis, j’ai aussi une formule orchestrale avec laquelle je peux jouer avec des orchestres symphoniques et qui possèdent de super arrangements et qui possède en son centre un genre de section rythmique. Et enfin - et au originellement - ce que je me contente de faire, c’est monter sur scène, avec une guitare et quelques chansons, et interpréter celles-ci. C’est ainsi que j’ai commencé, et il est bon de revenir de temps en temps à cette formule. Cela recadre en quelque sorte les choses d’une autre manière. Cela faisait trop longtemps que je n’avais pas joué ainsi; j’avais besoin de repartir en tournée et jouer dans de petites
salles.

De plus, c’est une chose de jouer pendant quarante minutes sur scène avec juste un piano, une voix et une guitare. Mais si vous voulez faire un concert de deux sets d’une heure chacun, il vous faut y incorporer d’autres éléments pour que ça fonctionne, sinon cela risque de devenir vraiment trop monotone. J’ai donc trouvé cette idée: une moitié de la scène où il n’y a que moi [le pianiste] et Larry [Goldings] dans un contexte chaleureux et confortablement éclairé. Et puis l’autre moitié de la scène totalement vide excepté la présence d’un écran. J’utilise cet écran pour tout un tas de projections: de vieux instantanés, des plans super 8 familiaux, des photos du président Nixon démissionnant de la Maison Blanche.... j’ai aussi enregistré et filmé un groupe de choristes chantant 'Shower the People' ainsi qu’une nouvelle de mes chansons intitulée 'My Traveling Star.' Celui-ci apparaît, comme sorti de l’obscurité, de l’autre côté de la scène et m’accompagne. Toutes ces choses étaient donc au départ des moyens de développer l’essentiel – juste un piano, une guitare et une voix – une formule de concert que Larry et moi avons concocté ensemble.

Lorsque vous avez établi la [b]set list, y a-t-il eu des chansons qui selon vous n’auraient pas marchées dans l’incarnation du « one-man band »?


Eh bien, vous savez, il ne nous étaient pas possible de jouer 'Shed a Little Light' sans les choristes. Nous ne pouvions pas jouer 'How Sweet It Is' ou 'Mexico' non plus. Ces morceaux nécessitent vraiment un groupe plus fourni. Il vous faut avoir le support d’autres musiciens. En l’occurrence, nous jouons une version de 'Steamroller Blues.' très différente de celle que l’on obtient avec un section rythmique au complet qui joue au fond, car, comme le nom du morceau l’indique, c’est morceau poids lourd. Alors nous avons pris le parti de l’interpréter plutôt à la rigolade, en le caricaturant complètement. Mais oui, il y a des chansons qui n’ont pas pu entrer dans la setlist car elles nécessitaient un arrangement plus riche.

Pourquoi avez-vous décidé de signer ce projet avec Hear Music, le
nouveau label de Starbucks?


Michael Gorfaine est un agent de Los Angeles. Il est, en fait, la source principale de nombreuses musiques de films depuis des décennies. Il a compris assez tôt - tout comme moi - que cette pièce de théâtre qu’était venu notre concert 'One Man Band' devait sortir en CD et DVD. Et il a commencé à démarcher. Il est allé partout et parlé à tout le monde sur la meilleure façon de réaliser la chose. Il a parlé à des compagnies au Canada, en Angleterre et à travers tout les Etats-Unis... et en fin de compte, au fur et à mesure qu’il parlait avec Starbucks, il était clair que la firme était vraiment enthousiaste sur le projet et qu’ils étaient le bon choix.

Que pensez-vous de l’idée qu’un grand nombre des artistes vétérans bien établis n’ont pas autant d’endroits où se tourner pour sortir leur musique?

En fait, de la façon dont je vois les choses, je pense que nous avons, au contraire, plus de places que jamais pour sortir notre musique. Ce qui se passe c’est que les grandes firmes de disques sont de moins en moins l’alternative unique. Il y a tout un tas d’autres manières différentes de proposer sa musique. Les deux derniers projets que j’ai sorti sont : un album de Noël chez Hallmark et aujourd’hui ce DVD chez Starbucks. Nous avions hier une conversation sur tous les endroits différents possibles où les gens peuvent avoir accès à votre musique. Mon fils Ben, lorsqu’il se produit dans un lieu, amène avec lui un genre de clé USB -- une banque de données avec un nombre de chansons dessus, quelques informations et quelques dessins de pochettes – qu’il offre ou qu’il vend sur place. C’est une chose fascinante. Il y a vraiment de plus en plus d’opportunité de s’associer et de se faire connaître à l’extérieur.

Vous avez un fils et une fille qui font également de la musique. Leur avez-vous donné des conseils sur comment réussir ou comment être fidèle à soi-même dans le climat musical actuel?


Il ne s’agit pas tant de les asseoir et de leur dire : "Ecoute, il y a ces onze règles." Sally et Ben ont grandi avec le métier tout autour d’eux et tout leur enfance, ils ont voyagé avec moi dans le bus sur trois continents. Ils voient clairement comment les choses se passent. En fait, j’ai autant de conseils à prendre d’eux, qu’à leur prodiguer. Nous en parlons tout le temps. Ils en savent beaucoup. Ils ont également beaucoup d’expérience - le chargement d’un van, le fait de passer trois années à assurer des concerts d’un soir... Ils ont appris à la dure. Récemment, Sally, a accouché d’un nouveau-né et elle est actuellement enchaînée au berceau.

Oui, felicitations pour votre statut de grand-père!

Merci.

Est-ce que la pop ou le rock d’aujourd’hui trouve grâce à vos yeux?


Vous savez, j’écoute parfois des choses que j’aime vraiment beaucoup. Et peu importe le genre. Pour ma part, je peux me sentir aussi attiré par un morceau de country que par un morceau de rap ou de grunge. Mais lorsque vous dites "aujourd’hui", il me faut considérer une musique contemporaine qui remonterait au milieu des années 80. J’ai commencé quand j’avais 15 ans, en 1963. Et donc, cela fait un bon bout de temps que je joue.

Supposons que vous êtes en voiture. Qu’écoutez-vous?

J’ai une longue liste de d’artistes que j’aime à écouter, et qui, je le sais, me font de l’effet. Je pense que c’est comme ça que les gens fonctionnent avec la musique. Ils possèdent des morceaux qui les transportent émotionnellement dans un certain endroit ou qui les soutiennent émotionnellement d’une certaine façon. Ils aiment à entendre ces choses pour les accompagner. C’est comme le principe d’une bande-son. On m’a récemment demandé de débarquer dans une émission avec quatre ou cinq disques que j’aimerais recommander ou qui feraient partie de la fameuse liste pour « l’île déserte ». J’ai fini par amener 50, 60, 70 albums qui étaient également importants pour moi. Alors, j’aurais tendance à me passer un de ces albums là. Mais je voyage habituellement en voiture avec [ma femme] Kim, qui possède une opinion musicale très évoluée et très marquée. Sally et Ben sont des adultes maintenant et ont quitté la maison, mais [mes fils] Rufus et Henry ont six ans, et leur opinion est également de plus en plus affirmée. Je ne décide donc pas nécessairement de ce qui est diffusé en voiture.

On peut dire sans risquer de se tromper que votre vie aujourd’hui est
différente de celle d’il y a trente ans.
Qu’est-ce qui inspire vos chansons ces jours-ci?

C’est une question vraiment intéressante. Je dirais que ce sont les mêmes choses. Je dirais qu’il y a un paysage interne et personnel – nous sommes des humains avec une conscience individuée qui recréons le monde à l’intérieur de nous-mêmes. Nous réassemblons le monde comme nous le percevons. Notre attachement émotionnel au monde est ce que nous en percevons, que nous developpons et avec lequel nous devons vivre notre vie durant. Les choses qui m’inspirent et me poussent à écrire, continuent à être les mêmes choses. Il y a une certaine indignation urgente sur les sujets sociaux et politiques. C’est un genre de chansons. Et il y a aussi les chansons sur la perte et la guérison. Et puis il y a les pures chansons d’amour en gratitude à la personne avec qui je partage ma vie. Il y a de nombreuses chansons de fêtes et de célébration. Il y a les chansons qui sont simplement des gamineries ou qui n’existent que parce que le rythme est bon et sur lesquelles n’importe quel texte conviendra. Et il se trouve que ces choses n’arrêtent pas de ressurgir. Je peux dire sans me tromper que j’ai écrit les mêmes 20 chansons une douzaine de fois chacune. C’est ainsi. De plus, étant essentiellement un musicien folk – que je définirais comme quelqu’un qui n’a aucune éducation formelle en musique -- j’ai assemblé mon répertoire musical, au hasard, à partir de ce à quoi j’étais exposé. Ce qui a eu pour résultat, que j’ai beaucoup copié les gens que j’admire: Antonio Carlos Jobim, Ray Charles, Aretha Franklin, Joni Mitchell, Pete Seeger, Ry Cooder, Randy Newman, Jean Redpath, the Weavers ... j’aime Hank Williams et j’aime également Frank Sinatra. J’aime Aaron Copeland et j’aime Joseph Spence, qui était un maçon des Bahamas.

De toutes les reprise de chansons que vous avez composés, y-en t-il
certaines qui pour vous ressortent du lot?



Earl Klugh a fait une version de 'Long Ago and Far Away.' Ce n’est pas tant le fait qu’il l’ait amené dans une direction surprenante. C’était seulement interprété d’une façon tellement magnifique. Pour ce qui est des versions surprenantes: j’ai assisté il y a deux ans environ à cette soirée MusiCares, et Paul Simon a joué une version de 'Sweet Baby James.' qui constituait un tel écart par rapport à ma version… et sa version changeait le morceau d’une manière si radicale… Je citerais également la version de Springsteen de 'Millworker' qui fut donnée dans la même soirée.

Vous venez de mentionner 'Sweet Baby James.' Un grand nombre de gens ne sont pas ignore que le morceau fait, en fait, référence à votre neveu qui porte le même prénom que vous. Que fait-il à présent?

C’est un homme paisible. Il est père de deux jumelles de treize ans. Lui et sa femme vivent sur Martha's Vineyard. Et quiconque vit pendant une grande période de temps sur Vineyard en tant que vrai natif de l’endroit comprend qu’il y a un large spectre d’activités possible là-bas. Il a ainsi travaillé pour le bureau de poste… il a vendu des vêtements, il a gagné sa vie en plantant des clous. Mais surtout il veillent sur ses filles et prend soin d’elles. Récemment, lors du mariage d’un de ses cousins, le James Montgomery Blues Band a joué un concert assez enflammé pour brûler la grange. Sur Vineyard, un mariage n’est pas terminé tant qu’il reste quelqu’un de valide sur ses deux pattes. Et donc, [mon neveu] James s’est emparé du micro. Personne n’était au courant qu’il allait chanter, parce qu’il est si timide et calme – un grand gaillard, un gaillard vraiment grand . Et il a poussé la note. Aucun de membre de la famille ne l’avait jamais entendu chanter - ce n’est pas quelque chose dont il faisait état - mais c’est vraiment un excellent chanteur de blues. Il chante exactement comme son père [ Alex Taylor]. C’était génial.

Et donc, s’il avait choisi d’entrer de la business familial de la famille Taylor, elle aurait très bien pu réussir.

Ou ça aurait très bien pu le tuer.

Quel est l’élément qui, dans votre famille – depuis vos frères et soeur à vos enfants – vous unit en tant que créateurs de musique?


Il s’agit juste d’une passion partagée. Je pense que c’est dû à Papa et Maman à part égal. Mon père était docteur et officier médical dans la marine et il a travaillé en fait toute sa vie dans le santé publique. Mais il adorait la musique et il chantait tout le temps. Ma mère a fait des études de chant au Conservatoire de Nouvelle-Angleterre. Elle étudiait le chant soprano. Elle adorait donc également la musique. Et ils nous ont fait prendre très tôt des leçons de musique. Et puis, par chance, dans l’endroit où nous allions passé nos étés se produisait la grande épidémie folk Du milieu des années 60. Nous avons tous eu l’opportunité, à des degrés divers, de nous exprimer. Il y avait tout un tas de soirées radios crochets – de soirées amateurs. Vous pouviez monter sur scène et prétendre que vous étiez un chanteur folk, ce n’était pas bien difficile. Et dans certains cas, il se révélait que vous l’étiez vraiment.


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13 Sur "One Man Band" le Lun 19 Nov 2007, 2:44 pm

Je me suis visionné le DVD hier soir.

Un bon spectacle, une revisite sur certaines chansons, un truc plus intime (photos, films de familles), dans un vieux théâtre retapé, un village perché dans les Berkshires, un pianiste qui accompagne avec des nuances bienvenues mais aussi parfois trop omniprésent, un machin à rythme anti-électronique, un choeur d'humains sur support électronique, un Chili Dog égaré... Un spectacle, je suis d'accord avec Tom, un peu redondant. On a beau vouloir se renouveler, en vieillissant on se répète parfois sans vraiment s'en apercevoir: demandez à vos enfants!

Faut comprendre: le bonhomme a 59 ans, récemment marié et père de 2 jeunes flos, il vit là-bas, à Pittsfield, tout près de Stockbrigde et de Tanglewood, paisible région bucolique de collines verdoyantes. Vous n'avez qu'à lire le texte de la pochette pour vous apercevoir que notre JT se range. Puis, devant lui, une salle remplie de gens simples du coin ou de baby boomers retraités dans leurs maisons à un million de dollars.

Ces derniers, je les ai côtoyé à Tanglewood, vont voir un spectacle de JT comme s'ils avaient peur de s'ennuyer à la maison, ou bien c'est une bonne occasion de revoir des amis et de parler rendements de placements de retraite dorée pendant le spectacle.

Moi, j'aimerais revoir JT seul avec sa guitare, un spectacle d'adieu pour boucler la boucle. A moins qu'il nous présente un disque aussi accompli que Hourglass ou New Moon Shine.

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14 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Lun 19 Nov 2007, 5:41 pm

Salut JP,

J'ai adoré ton : "On a beau vouloir se renouveler, en vieillissant on se répète parfois sans vraiment s'en apercevoir: demandez à vos enfants!"

J'ai même pas besoin de leur demander, ils me le balancent à la gueule constamment !!!!!

Quant au nouveau CD dont tu parles, Sam m'a laissé entendre que c'est pour début 2008... ce qui voudrait dire qu'il bosse quand même un peu en cachette.

On s'appelle tantôt... courrielle-moi les jours où je peux t'appeler.

@+ Tom

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15 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Dim 25 Nov 2007, 11:07 pm

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James Taylor One Man Band



The Music Box, Novembre 2007, Volume 14, #11

par John Metzger (traduction Samuel Légitimus)

note: 3 ETOILES ET DEMI (sur cinq)


En dépit de l’air insouciant de son oeuvre, James Taylor a traversé des routes plutôt sombres dans son existence.

One Man Band
, son dernier CD en concert, a plus d’une joie à écouter. Enregistré au cours de sept soirées au Colonial Theatre de Pittsfield, Massachusetts, la collection présente – c'est loin d'être une surprise - un Taylor dans un humeur réflective.

Toutefois, contrairement à d'autres concerts similaires, Taylor ne delivre pas ses morceaux depuis la perspective d’un artiste qui aurait perdu sa route et qui tenterait de se relier à son passé. Il observe, plutôt ses expériences de l’autre côté de l’abime.

Utilisant un humour qui le dénigre lui-même, il s’amuse de ses égarements et embrasse sa maturité en tant que personne. Stimulé par le bonheur qu’il a trouvé à la fois dans sa relation avec sa troisième femme Caroline "Kim" Smedvig et dans son foyer dans le Berkshire, One Man Band est un portrait charmant et engageant d’une personne qui a fait la paix avec elle-même.

En conséquence de quoi, celui-ci entonne comme une célébration bien méritée de la vie et de l’oeuvre de Taylor.


Pour mémoire, le titre One Man Band est légèrement trompeur. Sur pratiquement toutes les chansons qu’il attaque à bras le corps, Taylor esr rejoint par le pianiste Larry Goldings, qui dispense un flair jazz et un sous courant sympathique dans le processus.
L'artiste fait également rouler depuis coulisses – et ce, à deux occasions - une machine à rythme qui lui donne la possibilité d’ajouter un peu de mordant au bluesy Slap Leather et au guilleret Chili Dog.

Il se repose fortement sur une présentation multimédia qui lui permet non seulement se payer le services du Tanglewood Festival Chorus mais aussi d’augmenter son dialogue avec un étalage de photos personnelles et de films maison.

Néanmoins, le chœur gospel qui l’accompagne sur MyTraveling Star et Shower the People, est particulièrement problématique.

BIen que l’intégralité de sa performance soit bien entraînée et parfaitement conçue pour la scène, les images pré-filmées et les chœurs dérangent l’intimité et enlève l’illusion de spontanéité qui ont été sculpté avec soin durant le reste du concert.


Taylor est à n’en pas douter à son meilleur lorsque, après avoir fourni des apercus de son histoire personnelle, il délivre ses chansons sans fanfare. Au cours des concerts
compilés pour One Man Band, il discute, parmi d’autres choses: de sa première voiture, de sa relation avec ses parents, de sa signature sur label des The Beatles, Apple Records, des jours passés à Los Angeles à jouer au club Troubadour et de son travail au côté de Carole King.

Tandis qu’il relate ses anecdotes et puis entonne ses chansons comme Sweet Baby James et You’ve Got a Friend — avec une voix qui reste aussi moelleuse et inspirée que toujours — il est impossible de ne pas être frappé par la pureté de la performnce de Taylor.

Son approche confessionnelle pour polie et raffinée qu'elle soit, transforme l’excursion en quelque chose de plus qu’une autre ballade dans ses plus grands succès. Peu de songwriters sont capables, aussi tardivement dans leur carrière, d’offrir une présentation aussi émotionnellement honnêtes de leurs morceaux, surtout lorsque ceux-ci ont joué la même setlit, soir après soir pendant des décénnies. Bien que One Man Band ocille à l’occasion, il réussit plus souvent qu’à son tour, à transformer la relation magique entre Taylor et son audience en quelque chose d’également palpable pour ceux qui regardent le DVD depuis chez eux.


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16 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Mer 12 Déc 2007, 5:49 pm

Pardonnez-moi mes amis,mais je vais relever le niveau.Je vais parler d'un aspect du DVD que personne n'a pas encore mentioné:L'aspect vestimentaire.J'ai détesté le jean que porte JT.Personne ne lui a dit que les jeans délavés se portent avec des T-shirts ou chemises sport?Hein??

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17 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Mer 12 Déc 2007, 6:06 pm

Salut Inès,

Tu ne pouvais pas savoir, mais longtemps avant que tu nous rejoignes, on s'était tous mis d'accord pour laisser ce genre de critiques aux américaines du JTO... c'est la seule chose qui semble les intéresser.

A l'époque de son pantalon en toile marron, y'en a eu des post chez Joel Risberg.

Crois-moi si tu veux, les aveugles entendent bien mieux la musique que nous et les musiciens trop bien habillés, c'est souvent pour cacher leurs lacunes musicales...

@+ Tom

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18 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Mer 12 Déc 2007, 6:22 pm

Je voulais juste détendre l'ambiance.Snif snif snif snif......

Ines

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19 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Mer 12 Déc 2007, 6:38 pm

Alors soyons positifs : au lieu de critiquer, dis-nous comment tu le verrais notre James, car je crois que c'est un truc que je partage avec lui.

Et nous aurions au moins besoin d'une décoratrice pour nous améliorer, les couturiers ayant renoncé à cette corvée. lol!

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20 Re: LE CD DVD ONE MAN BAND le Mer 12 Déc 2007, 7:31 pm

Ah je l'ai trouvé très bien James, il a l'élégance et la beauté naturelles !
ah et puis autre chose aussi... le talent... mais c'est bien sûr :-)

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