CAJT-Collectif des Amis de James Taylor
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Article de Michel Benita pour Jazzmag

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1 Article de Michel Benita pour Jazzmag le Jeu 31 Jan 2008, 8:16 pm

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JAMES TAYLOR

Moi et ma guitare

Par Michel Benita* (Jazz Magazine numéro 588- janvier 2008)



La sortie du nouvel album de James Taylor est l'occasion de survoler l'oeuvre d'un chanteur assez peu jazz, mais qui a laissé sa marque sur le jazz contemporain.



James Taylor qui exposait avec humour la simplicité de son art dans "Me And My Guitar" ("Moi et ma guitare", 1974) aura attendu plus de trente ans avant d'oser ce "One Man Band", un presque solo enregsitré Live avec le pianiste Larry Goldings. L'homme aime prendre son temps. Il aura attendu le milieu des années 80 pour se montrer au public parisien.
Mais il est vrai que le timbre nasal de ses débuts, sa diction traînante et son country-folk lui valurent longtemps une réputation "redneck". La grande Joni Mitchell ne dût-elle pas attendre ses albums résolument orientés jazz pour connaître chez nous la reconnaissance qu'elle méritait?
Enregistré à Londres en 1968 et adoubé par Paul Mccartney sur le nouveau label des Beatles, Apple, le premier album " James Taylor" avait pourtant déjà tout pour séduire, à commencer par le joyau Something In The Way She Moves. Mais c'est avec les deux suivants, "Sweet Baby James" puis "Mud Slide Slim" qu'il obtient le statut de nouvelle star d'une renaissance folk. Les hits You've Got A Friend (de Carole King) et Fire & Rain contiennent l'essence même du style de James Taylor: parfaite adéquation entre une guitare acoustique maîtrisant tradition country-folk et influences jazz et brésiliennes, une voix inimitable. Il y est entouré , outre Carole King (p),d'amis qui lui resteront fidèles jusqu'à aujourd'hui: Danny Kortchmar (elg) et la célèbre paire Lee Sklar (elb) et Russ Kunkel (dm) rejoints plus tard par un pianiste bien connu des jazzfans, Don Grolnick, futur directeur musical et producteur. Suit une série de quatre albums pour le label Warner et le producteur Russ Titelman. Bien que la qualité des compositions le choix des musiciens et la production soignée soient des éléments constants, j'éprouve une tendresse particulière pour "One Man Dog" (1972), album un peu à part, enregistré en partie live dans son grenier. Pour le son brut et la mosaïquede chansons souvent très courtes et enchaînées les unes aux autres. Sur le classique Don't Let Me Be Lonely Tonight, Michael Brecker prend un solo d'anthologie et John McLaughlin crée la surprise en cosignant un superbe Someone. "Walking Man", "Gorilla", "In The Pocket" qui suivent, sont dotés d'une production plus chatoyante, mais d'un goût irréprochable, mêlant folk et bluegrass à des reprises soul. On y retrouve au passage le saxophoniste Dave Sanborn.
En 1985, après une éclipse de quatre ans, libéré de son addiction à l'héroïne (évoquée en 1975 dans le poigant A Junkie's Lament), "JT" signe "That's Why I'm Here" suivi d'une tournée internationale et d'un fameux concert parisien (que les fans Marc Ducret et moi-même avons manqué la mort dans l'âme...). les disques suivants déclineront cette veine apaisée, ponctués de retour aux sources bluegrass par le violoniste Mark O'Connor ou l'extraordinaire Jerry Douglas (dobro). Aujourd'hui, avec "One Man Band",il revisite avec sobriété le répertoire de sa longue carrière. Le DVD, superbement filmé révèle un James Taylor plein d'humour (surtout quand il commente les diapositives censées illlustrer sa vie et son oeuvre) et restitue la complicité amicale qu'il sait installer avec un public conquis.

"Mud Slide Slim And The Blue Horizon". Warner 1971
"In The Pocket". Warner 1976
"Never Die Young", Sony-BMG 1988
"One Man Band", Hear Music/Universal 2007


Dans le paysage du jazz européen, Michel Benita n’est ni le plus véhément, ni le plus envahissant des contrebassistes.
La discrétion est dans sa nature, l’efficacité aussi. Certains parlent de droiture à son égard. Son parcours, ses attaches, ses partenaires révèlent un musicien d’engagement et de fidélité, de curiosité et d’enthousiasme.

Son site officiel ici



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Some things never change and some things we don't ever want to change. Thankfully, James Taylor hasn't.
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