CAJT-Collectif des Amis de James Taylor
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Eddie Vedder dans acoustic solo Tour reprend Millworker

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Eddie Vedder solo au Wiltern Theatre de L.A

Entertainment Weekly du 15 avril 2008, 11:14 AM |
par Whitney Pastorek (traduction Samuel Légitimus)







Pour les milliers de fidèles de Pearl Jam remplissant les théâtres pour voir la toute première tournée solo d'Eddie Vedder, les shows ont été pour eux l’occasion de s’asseoir au pied de leur gourou spirituel et boire un peu plus de l’amour Jamily. Mais pour ceux qui prêtent l'oreille - et je suis assez préoccupé par le fait que toute les personne qui criaient à une requête de «Yellow Ledbetter» à chaque occasion disponible n’étaient pas censés le faire - ces longues, soirées intimes ont également fourni peut-être la première occasion au cours des dix-huit ans d’histoire de Pearl Jam de pénétrer à l'intérieur de la tête du leader toujours assez distant et s'asseoir pour être pris par le charme.

Sur une scène méticuleusement conçue – un tapis persan circulaire, un magnétophone à bande, plusieurs valises anciennes, une paire d’ailes de chauve-souris dorée bien usée - Vedder a joué pendant deux heures samedi et dimanche, à l'aide d'un large Panoplie d'instruments pour tracer son chemin à travers de nombreuses reprises, des classiques occasionnels du groupe et une grande partie de la bande sonore de Into the Wild, le projet qui l’a clairement décidé à tenter l'aventure solo.

En dépit de constantes références au procéssus vécu à titre d'expérience, les spectacles partagent la même forme libre à la vibe pourtant polissée que Pearl Jam a su parfaire au fil des années, le public à dévoré les accords manqués et les paroles oubliées avec plus de gloutonnerie encore que les petits bijoux de chansons parfaitement exécutées. Et grâce à une série d’anecdotes entre les chansons, à l'apparence aléatoire bien que tranchantes, nous avons appris des faits bien amusants le long du chemin: le don qu'a Ed d'imiter Matt Dillon et Chris Rock à la perfection! son amour pour le film Harold et Maude.

En fin de compte, tout cela conduit à la simple prise de conscience qu’Eddie Vedder, qui n'a jamais bien essayé de jouer le jeu du public, a fini par nous laisser entrer.

Après cette entrée en matière, voici un aperçu des deux spectacles de
l'Espace Wiltern à Los Angeles ...

Contrairement à une des tournées régulières de Pearl Jam, où la setlist peut varier énormément de soir en soir (et sont fréquemment supportée avec douleur par un certain chanteur), la tournée solo de Vedder semble rouler sur des rails très serrées. C'est en partie dû peut-être à la scénographie susmentionné: Pour ces nuits au "Théâââ-tre" qui mettent l’accent sur les chansons d’une B.O de film, l'équipe de Vedder a non seulement été jusqu'à imprimer de fausses affiches, mais a déroulé une collection de toiles de fond du calibre d’un camion et d’un arrêt de bus qui progressait à partir d'un simple environnement de coulisses jusqu’à une tente de saltimbanque, qui
s’ouvrait à l'extrémité.

De même, les chansons ont commencé discrètement - une reprise du morceau de Daniel Johnston "Walking the Cow", le "Around the Bend" de Pearl Jam et "Dead Man" (cette dernière chanson tirée de la bande sonore du film Dead Man Walking et pas de "Rugrats Go to Prison», Comme on l'a suggéré) - puis ces chansons s’accentuent jusqu'à ce qu'il semble tout à fait approprié de jeter le discours furieux et inintelligible de "Lukin."

Pour un gars qui passe la plupart de son temps debout entre des dieux confirmés de la guitare comme Gossard et McCready, le jeu de Vedder est étonnamment bien défini – encore que son don ne réside pas dans le son déchiqueté ou léché ou quoi que ce soit, mais plutôt dans sa capacité de faire sonner une simple guitare acoustique comme s'il en jouait cinq sur "I
Am Mine" et "Masters of War", puis à à faire tourner les accords pour donner une simplicité enfantine à "Man of the Hour".

Il y eut certes de la nervosité, mais il n’y avait pas de quoi l’être. Sa maîtrise de tout, de la Telecaster au ukulele, était impressionnante.

Les chansons de Into the Wild tiennent bien la route en concert comme peut le faire ce petit recueil de chansons en sorte de vignette, en particulier l’interprétation tout en délicatesse de «No Ceiling» et «Guaranteed» (que ma copine de concert Sarah a qualifiée de "parfaite petite histoire»). "Society" fut exécuté en duo avec l’artiste de soutien Liam Finn, dont la première partie trépidante et infectieuses mériterait probablement sa propre chronique (regardez son apparition sur Letterman pour avoir une idée de ce que je veux dire); Finn a également aidé sur "Hard Sun", une chanson qui reçut un triomphe colossal. Je ne voudrais pas gâcher la surprise des les gens qui descendrait à San Diego, où latournée se termine cette semaine.

En prime, la soirée de samedi a connu un arrêt brutal lorsque Patrick Whitesell du groupe Endeavor a invessti la scène pour remettre à Vedder le Golden Globe qu’il avait remporté pour "Guaranteed", mais qu’il n’a jamais pu récupérer, la grève de scénaristes lui y ayant offert à la place la possibilité de passer une journée à surfer sur la North Shore. Tandis que le public bondissait sur ses pieds, Vedder s’est jeté sur une veste de sport et a fait un bref discours d'acceptation stupide avant de planter la statuette en face de la chauve-souris et de reprendre le spectacle.

Deux classiques supplémentaires de Pearl Jam ont fait leur entrée dans le set ("Thumbing My Way", "Drifting"), mais bien que j'aime beaucoup chanter à m’égosiller sur «Porch» - dont la version acoustique est fotement inspirée de la manière dont le groupe au complet la joue sur scène ces derniers temps – ce sont les reprises qui, en définitive, ont fait la soirée.

Vedder a repris "Growing Up" de Springsteen, " Picture in a Frame" de Tom Waits, "I Won't Back Down" de Tom Petty, puis il m'a touché en plein Coeur avec "Millworker» de James Taylor. (J'ai toujours connu cette dernière chansons dans le cadre de la comédie musicale Working, je prends donc cela comme un autre signe du fanatisme théâtral de Vedder).

Dimanche, après avoir régalé le public de "Last Kiss" avec l'ancien batteur de PJ Jack Irons prétant un coup de main rythmique, et "Body of War" du groupe War soutenu par Ben Harper, les trois sont revenus conclure le concert avec un féroce "All Along The Watchtower", la slide de Harper imitant le jeu Hendrix. Mais il avait quelque chose dans la manière qu'avait Vedder de se pencher sur son banjo pour le morceau de Cat Stevens "If You Want to Sing Out, Sing Out" qui m'a fait rire, et dont je me rappelerais
longtemps.

Sérieusement: Retournez dans votre esprit une décennie et demi en arrière et dites-moi si vous auriez jamais pu vous attendre à voir Eddie Vedder jouer un jour en scène une version solo et au banjo, une chanson Cat Stevens. J’imagine que non.

En parlant des reprises, il y a tant de chose dont j'aimerais parler. Etant donné que la brièveté n'a jamais été mon fort, laissez –moi emballer le tout avec une anecdote de mise en garde.

Samedi soir la foule était un peu, hum, et bien, "trop bruyante et agitée" comme Vedder l'a défini lui-même; dimanche, en revanche, on avait le sentiment d’avoir été tous invités à la maison d'Ed pour une bouteille de vin et une bonne conversation, tandis que notre hôte partageait des anecdotes totalement audibles du début à la fin, qu'il jouait quelques sketches qui impliquaientnotamment des vendeurs d’aspirateurs et une bannière géante d’Obama, et qu'il enregistrait sur bande vidéo le public en train de chanter "joyeux anniversaire" à Margaret sa grand-mère de 90 ans, (public qui finit par allumer d’innombrable briquets en l’air afin que celle-ci puisse" souffler les bougies ").

Peut-être le public de dimanche se comporta-t-il de cette façon parce que Vedder se confiait un peu à lui du haut de la scène, encourageant le respect en disant qu'il souhaitait faire les choses comme il les faisait avec
sa fille à la maison: Nul n’obtient rien sans prononcer le mot magique. (ce qui déboucha, naturellement sur une centaine de cris de «Yellow Ledbetter, PLEEEEEASE !?!?")
Mais à y regarder de plus près, vous aviez l'occasion, samedi, de pouvoir vous asseoir et écouter ce que votre véritable idole américain avait à vous dire, mais au lieu de cela, vous n'avez écouté que votre propre égo. Le public de dimanche, lui, était plein de grâce, et a été récompensé.

Il y a sans doute une leçon à tirer de cela.


Heureusement, les deux public ont pu assister à l'instant le plus magique de tous: A la fin du premier rappel, Vedder est resté sur scène avec juste une pédale à boucle vocal et sa voix, construisant un chant qui allait du plus profond de sa poitrine à la note la plus haute de son hurlement. Il n'y avait pas de paroles, juste un son hypnotique s’envolant de la scène assombrie. C'est la raison pour laquelle nous étions tous là, après tout, n'est-ce pas? Cette voix? Du haut de son tapis arty, à côté de sa chauve-souris, vêtu d'un sarrau, agrippant le pied de micro, l'artiste restait, des pieds à la tête, la rock star dont nous sommes tous tombés amoureux, peu importe avec quelle énergie il tentait de secouer ce manteau. Alors que le chant perduraient en boucle, et que le rideau tombait, Vedder s’avança pour serrer les mains des fans qui se précipitaient au devant de la scène, ce
qui renforça le sentiment que - littéralement et métaphoriquement - ces concerts solo étaient la proximité la plus intime de ce que la plupart d'entre nous n’ont jamais vécu, de ce gars qui a créé la bande sonore de nos vies.

Un véritable bonheur.

Sérieusement, je parle comme ma grand-mère, mais quelle chance nous avons eu de pouvoir témoigner de cette expérience. Gageons qu' Ed n’attendra pas dix-huit ans avant de la réitérer.


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Into the wild...

Pour paraphraser Miles Davis " pourquoi jouer tant de notes alors qu'il suffit de jouer les meilleures.", en cinéma il en va de même.
Ce film m'a...dans l'ordre... fait hurler,interpellé, secoué, poignardé, puis relevé, guéri, renforcé, rendu meilleur qui sait...

Eddie Vedder porte à merveille ce film écorché.

Bonjour à tous.

Cheyenne

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