CAJT-Collectif des Amis de James Taylor
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RIVARD ENTRE BOZO ET PURPLE HAZE

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1 RIVARD ENTRE BOZO ET PURPLE HAZE le Lun 28 Juil 2008, 9:45 am

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Entre Bozo et Purple Haze
Le dimanche 27 juillet 2008





«Si une chanson se tient avec une voix et une guitare, le monde nous appartient...»

Michel Rivard, on ne vous apprendra rien, est un gars de guitare. Rappelons-nous juste le décor de son spectacle Le goût de l'eau, au
Saint-Denis: des guitares suspendues à des fils.

L'ancien guitariste de Beau Dommage possède une trentaine d'instruments qu'il garde en différents lieux - «Je n'ai pas de show-room» - selon leur fréquence d'utilisation. Ses guitares "principales" sont fabriquées selon ses spécifications par des luthiers québécois. Ses deux Boucher viennent de Berthier-sur-Mer, où
travaille Claude Boucher, héritier de l'art de son père Norman, des guitares mythiques du même nom dans les années 70; les XXL
électriques de Rivard, par ailleurs, sont l'oeuvre du luthier montréalais Marc Lupien.

Une voix, une guitare... «Ce qui m'impressionne, ce n'est pas ceux qui jouent à 100 milles à l'heure - je n'ai pas de guitar hero de ce genre-là - mais ceux qui ont une façon originale de s'accompagner.» Et Rivard de citer Joni Mitchell, James Taylor, qu'il a vu au début du mois au Centre Bell, et «le vieux Bob Dylan» chez qui «l'osmose» guitare-voix est unique.

Comme Félix Leclerc, ici. «À son premier voyage à Paris, Félix habitait le même immeuble que Django Reinhardt, qui lui avait montré des accords de jazz manouche. Félix les a adaptés à la chanson et à son style, en les arpégeant avec ses cinq doigts... Ça s'pouvait pas! Félix, c'est le premier des inimitables.»

Tim Brookes ne connaît ni Michel Rivard ni Félix, mais il est comme eux un amant de la guitare. Frappé par le malheur, lui. Un jour, en descendant de l'avion, il se rend compte que sa vieille Fyelde est cassée.

Sa femme lui paye une guitare neuve pour ses 50 ans, mais le Britannique ne trouve pas «l'âme sœur» dans les magasins et s'en remet finalement à un luthier du Vermont, Rick Davis, qui participait lui aussi au Salon de la guitare du Festival de jazz, au début de juillet.

«Un luthier est un gars qui fabrique des guitares à 2000$», nous dira Tim Brookes en riant, avant de raconter comment cette rencontre avec le guitar maker l'avait lancé dans une recherche qui donnera le livre Guitar - An American Life (Grove Press, N.Y., 2005).

«J'ai voulu raconter comment la guitare, instrument des jeunes filles bien autant que du pauvre et du sans-abri, était devenue une icône de la culture américaine.» Un must pour les amants de la guitare, pratiquants ou pas.

Elle vient de loin, la guitare: elle est passée de la côte ouest vers l'est, du sud vers le nord, des salons aux bouges. Dans l'orchestre jazz, elle sera tenue à un rôle rythmique (sans amplification) jusqu'à ce que Charlie Christian, un virtuose noir de la guitare électrique, s'impose comme soliste dans l'orchestre (blanc) de Benny Goodman.

Après vinrent Arlo Guthrie, Bob Dylan et Jimi Hendrix qui, comme Félix, a dû s'exiler avant d'être reconnu. Ici, pendant ce temps, des ti-culs comme Michel Rivard se faisaient la main. Entre Bozo et Purple Haze.


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2 Michel Rivard symphonique le Mar 29 Juil 2008, 6:51 am

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Michel Rivard symphonique - Et s'ouvrit un trou dans les nuages

Sylvain Cormier - mardi 29 juillet






Les FrancoFolies ont 20 ans et Michel Rivard en est cette année à sa 20e participation. Minimum! Car s'il participe à trois spectacles cette année, on peut imaginer que ce n'est pas la première fois qu'il s'y produit à plus d'une reprise. Après avoir présenté un concert avec l'Orchestre symphonique de Montréal à la salle Wilfrid-Pelletier il y a quelques années, voilà qu'il le refait, mais dans la rue.
L'OSM s'installera donc avec lui sur la grande scène extérieure pour revisiter un répertoire riche, bourré de chansons qu'on connaît par coeur. Michel Rivard l'a encore répété à mon collègue Daniel Lemay la semaine dernière: l'orchestre ne sera pas un simple accompagnateur, il sera exploité à fond!


On aurait dit que c'était exprès. Réglé comme du papier à musique. Dirigé d'une main immanente, tenant une invisible baguette au-dessus de la ville.

Au moment précis où les musiciens de l'Orchestre symphonique de Montréal prenaient place sur la grande scène de la Catherine, il s'est mis à pleuvoir et, simultanément, des milliers de parapluies se sont déployés. C'eût été magique, si ça n'avait pas été aussi désagréablement humide.

Le coup d'oeil, de la scène, devait être impressionnant, et Michel Rivard, à son arrivée, n'a pas manqué de le signaler, tout en s'excusant pour les gouttes, même si c'était pas sa faute. Réflexe judéo-chrétien: on s'excuse au cas. Et puis le concert a débuté, et il était évident d'emblée que ce mariage entre la chanson et le symphonique allait être non seulement consommé mais heureux, que les arrangements de Blair Thomson ne seraient jamais des greffons contre nature sur les arrangements pop d'origine, mais de nouvelles peaux, faisant littéralement corps avec les chansons. C'était évident malgré l'inconfort et la visibilité réduite (les parapluies faisant écran): on arrivait quand même à se concentrer sur la musique, ce qui en disait long sur la qualité de la proposition.

"Tout simplement jaloux" swinguait en big band de luxe, "Rivière" coulait de source et s'élargissait en fleuve, et "La Lune d'automne" brillait même sous ce ciel bas et uniformément couvert.


Et puis, peu à peu, la pluie est devenue bruine, puis vapeur, puis souvenir, et un trou s'est ouvert dans les nuages, exprès encore, j'en
jurerais, à temps pour que Rivard, l'OSM et son chef Jean-François
Rivest donnent leur version d' "Un trou dans les nuages", ça ne s'invente pas. Une version pleine de fantaisie qui rappelait les musiques d'émissions pour enfants de Radio-Canada. Chaque chanson avait ainsi son univers propre, notamment L'Oubli, cette terrible évocation de Claude Jutra perdant la mémoire à la fin de sa vie, qui résonnait comme une trame sonore de film, bel hommage.

Et ainsi de suite. "J'aimais l'hiver", chanson mésestimée de l'album-retrouvailles de Beau Dommage, sortait grandie de l'expérience: il y a toujours eu de la gravité dans cette mélodie, mais jamais autant de grandeur dans la gravité. On aurait dit que la chanson réalisait enfin son plein potentiel. Pareille impression pour "Le Privé", ce curieux exercice de style de l'album Un trou dans les nuages (décidément réquisitionné hier soir): l'arrangement manière «film noir», comme l'a annoncé Rivard, était plus qu'idoine.


J'ai quitté pour écrire ces lignes alors que Rivard revenait pour le rappel. "Je voudrais voir la mer", avait saveur ironique. On l'avait vue, la mer. De Jeanne-Mance à Saint-Urbain, une mer de parapluies. Et puis, parapluies repliés, une mer de monde. Au total, une belle soirée à la Rivard, au goût de l'eau.


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3 Re: RIVARD ENTRE BOZO ET PURPLE HAZE le Mar 29 Juil 2008, 7:02 am

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