CAJT-Collectif des Amis de James Taylor
CAJT-Collectif des Amis de James Taylor

Ce forum s'est donné pour mission de mettre en contact les milliers de fans de cette légende de la musique encore trop peu connue du public francophone. le site officiel du CAJT - http://www.james-taylor.asso.fr


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

10 fev: CD VAN MORRISON - ASTRAL WEEKS a l'Hollywood Bowl

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

Admin

avatar
Admin




Sortie de l'album: le 10 février 2009.
Le DVD du concert très bientôt.


Enregistré en 1968 alors que Van Morrisson - légende musicale née à Belfast - n'était âgé que de 22 ans, "Astral Weeks" a eu droit dès sa sortie à des critiques dithyrambiques et continue à être cité comme un des plus grands albums de rock de tous les temps.

En conséquence de quoi, l'album fait depuis partie de nombreuses listes des "meilleurs albums de tous les temps" (En 19éme position sur la liste des "500 Greatest Albums of All Time" du magazine Rolling Stone et "40ème plus grands albums jamais réalisé" sur la liste de VH1 de 2003.

Les deux albums "Astral Weeks" et "Moondance" (l'album suivant de Morrison) sont entrés dans le Grammy® Hall of Fame. *

Astral Weeks est devenu un album culte et de nombreux artistes le considèrent quasiment comme une religion.

Les 7 et 8 Novembre 2008, soit quatre décennies plus tard, à l'âge de 63 ans, Van Morrison a revisité Astral Weeks dans son intégralité sur la scène de l'Hollywood Bowl et a délivré une stupéfiante performance qui a laissé so audience sans voix.

La première partie du concert comprend les classiques de Morrison qui l'ont rendu légendaire. Puis, dans la seconde partie nous avons droit à la performance époustouflante de l'album "Astral Weeks".

Van Morrison ne se contente pas de simplement récréer ce qu'il a réalisé il y a quarante ans dans un studio new yorkais. Il amène plutôt les chansons à un niveau dramatique contemporain supérieur.

Les compositions a forte tendance jazz d'Astral Weeks sont des histoires poétiques d'amour de jeunesse et la quête pour trouver sa place dans la vie. Elles furent, et restent, une source idéale pour l'improvisation musicale qu donne lieu à un "sentiment d'émerveillement" que Morrison a toujours recherché.

". . . La transcendence est ce après quoi court Morrison depuis le début avec sa musique, et c'est ce qu'il a atteint à de nombreuses occasions vendredi, lorsqu'il a joué pour la toute première fois en concert "Astral Weeks" son album décisif de 1968 dans son intégralité. L'extraordinaire timbre de sa voix plein de jeunesse s'est transformé avec les années en un instrument plus riche et plus rempli, qui garde néanmoins intacte la moindre parcelle de sa remarquable l'elasticité." (L. A. Times)


De nombreux extraits ici sur YOUTUBE


-------





Dernière édition par Admin le Lun 09 Fév 2009, 1:57 pm, édité 2 fois


_________________
Some things never change and some things we don't ever want to change. Thankfully, James Taylor hasn't.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.james-taylor.asso.fr

Admin

avatar
Admin
Pour la sortie mardi 10 février de son album live "ASTRAL WEEKS LIVE AT THE HOLLYWOOD BOWL" voici un très beau papier de Greg Kot pour le New York Times que je vous ai traduit pour vous le faire partager. Bonne lecture....

VAN MORRISON REVISITE SON CHEF-D'OEUVRE... "ASTRAL WEEKS





Un soir de l'année dernière, Van Morrison a enfin pris le temps de revisiter l'album que beaucoup considèrent comme son chef-d'œuvre, "Astral Weeks".


Ce mardi, un enregistremente audio de cette performance --- "Astral Weeks: Live at the Hollywood Bowl" (Listen to the Lion / EMI) --- sera distribuée. Celui-ci nous présente un chanteur qui semble plus
sonne plus engagée, plus passionné, qu’il ne l’a été depuis des années.

Aucune œuvre dans le canon de Morrison --- ou dans le lexique de rock, d'ailleurs – ne sonne tout à fait comme "Astral Weeks". Quarante-et-un ans après sa sortie, l’album occupe toujours son propre monde. Ce n’est pas un album de rock. Ce n’est pas tout à fait non plus un album de jazz, même si un groupe de musiciens de jazz accompli joue dessus. Il n'est pas facilement identifiable comme le blues et le R & B que Morrison vénérait dans sa jeunesse. Il est ancré dans l'esprit de la poésie irlandaise, mais plus dans la façon dont il est chanté, que dans la façon dont les mots sont déployés ou ce qu'ils signifient.

L'album n'a généré aucuns tubes radio qui rivaliseraient avec les chansons les plus connus de Morrison, tels que "Brown Eyed Girl", "Domino", "Wild Night" et "Moondance". Et a été surpassé en termes de ventes par plusieurs de ses albums. Mais il n'a jamais été épuisé, et il continue de tenir une place presque sanctifiée dans l'histoire de la musique populaire. Il apparaît toujours sur les listes vantant les meilleurs albums de tous les temps, et il a été disséqué et loué par les auditeurs de musique avertis depuis des décennies. Plus important encore, c'est un album que Morrison lui-même n'a jamais surpassé.

Le premier album studio est arrivé à un moment crucial dans la transformation de Morrison du chanteur hurleur de R & B leader d’un groupe de rock garage irlandais en un artiste solo qui chassait sa muse "dans le mystique» et qui définit l'âme celte.

Morrison avait établi sa carrière solo en 1967 avec "Brown Eyed Girl", mais il ne pouvait pas être plus découragé. Il avait une vision de comment il voulait voir sa musique enregistrée, et à ses propre oreilles, le producteur Bert Berns la sabotait en une pop pleine de sucre.

Peu de temps après, le chanteur irlandais allait frapper aux portes dans les environs de Boston, testait de nouvelles chansons dans des cafés avec un trio acoustique. Il évoluait vers un son plus méditatif à l'extérieur des frontières du rock, du R & B et du Blues, bien qu’il soit informé par tous ces genres. La plupart des producteurs qu’il a auditionné en vu d’un enregistrement ne pigeaient pas, sauf un: Merenstein Lewis, un vétéran des studios de New York qui a travaillé avec Mamas et Papas, Curtis Mayfield, John Cale, Miriam Makeba et Gladys Knight.

la voix idiosyncratique de Morrison, Merenstein entendit les échos des vocalese de jazz, un style d’improvisation vocale qui sa brève heure de gloire au début des années 50. Il engagea des musiciens de jazz pour une session d'enregistrement à New York, nommant le bassiste Richard Davis en tant que leader de session. Davis, à son tour, recruta Jay Berliner, un ancien du groupe de Charles Mingus, un guitariste, et le membre du Modern Jazz Quartet Connie Kay pour la batterie. La session comprendrait également les cordes des, cuivres, des claviers et une flûte.

Les chansons non linéaires de Morrison se prêtent à une interprétation non limitée. Dans ces chansons, sa ville natale de Belfast figure en bonne place, mais plus comme un état d'esprit que comme un lieu géographique. Dans ces chansons, Belfast est un lieu où le temps cesse de compter et les souvenirs d'enfance, les passions adolescentes et le angoisses d’adultes fusionnent en une zone franche de pure sensation. Cypress Avenue, la rue de Belfast, où vivaient les gens riches, allait devenir une métaphore lyrique pour tout ce qui était hors de portée du jeunes Van.


Morrison n’avait que 23 ans quand l'album fut achevé, mais les chansons sur "Astral Weeks" présentent la perspective d'un homme beaucoup plus âgé.

L'album s'ouvre avec la merveilleuse invitation de la chanson-titre de "naître à nouveau», dans un lieu "entre les viaducs de vos rêves." L'extraordinaire son de la basse acoustique de Richard Davis assume la fonction de seconde voix, une feuille pour les rêveries éveillées de Morrison. La chanson se déroule en douceur, puis recule en plus
de sept minutes, avec des cordes tremblantes comme des feuilles dans une brise de soleil, et la voix de Morrison dérive jusqu’au murmure. Il est un "étranger en ce monde», et sa vraie maison est "dans un autre temps, dans un autre endroit. "

L'album raconte l'histoire de cette recherche d’un foyer en se concentrant sur les détails les plus banals. Morrison répète des phrases et des mots jusqu'à ce ceux-ci deviennent des incantations. Libéré de la limite de la structure pop et des changements d'accords, il plie et tord les paroles à la recherche de toutes les nuances possibles, jusqu'à ce qu'il les libère de leur signification littérale.
“You breathe in, you breathe out, you breathe in, you breathe out,” ("Vous respirez, vous expirez, vous inspirez, vous expirez") chante-t-il sur "Beside You ". “Then you’re high, on your high-flying cloud. "("Alors vous êtes haut, sur votre nuage flottant à haute altitude. ")

Morrison n’appartient pas au monde qu'il décrit, car il ressent beaucoup trop; implicite est la notion que la vie ne vaut d’être vécu que dans ces émotions extrêmes, depuis la rêverie de "The Way Young Lovers Do C'est" à la tourmente de "Cypress Avenue ». Les images évoqué dans ces tourbillons de folie et d’extase sont des plus puissants car non-censurées. La rue de sa ville natale faite de rêves insaisissable devient le cadre d'une histoire d'obsession illicite. Morrison dépeint une jeune fille de 14 ans dans "Cypress Avenue," et au-dessus d’un clavecin assez imposant, son abnégation se transforme en douleur physique.

Toutefois, cette capacité de ressentir si profondément toute chose reste gratifiante. Ce qui est le plus insupportable est l'impermanence de tout cela. Le spectre de la solitude hante Morrison tout au long "d’Astral Weeks", et tandis que l’album se déroule, cette solitude l'accable. "Madame George" décrit la vie d'un de ces travestis vieillissant au cœur tendre qui organise des soirées pour "les petits gars qui passent", pour se voir finalement abandonné par eux lorsque la musique s'estompe, l'alcool s’épuise et la danse s'arrête. Au milieu de ces liaisons décadentes, Morrison ne voit que la tristesse d'un autre être humain, et il est ému aux larmes alors même qu’il fait sa sortie. La musique tient plus du poème, que de la chanson, une douce mélancolie tissée au violon, à la flûte et à la guitare avec Davis brandissant sa basse comme un phare dans la brume.

La lumière s’éteint pour de bon sur le morceau de clôture "Slim Slow Slider." La mort se fait plus présente et la basse imperturbable de Davis devient brusquement plus agitée alors Morrison marmonne l’épitaphe de l'album. Et puis, c'est la fin, un brusque passage en "Sopranos"-plonge dans la silence noir comme de l'encre.

Lorsque Morrison a interprété "Astral Weeks" l’an dernier à l’Hollywood Bowl, il a bricolé avec le séquençage de sorte que "Slim Slow Rider» est arrivé en milieu de set, plutôt qu’à la fin. Et il a refaçonné plusieurs des chansons, en ajoutant de nouvelles codas, jouant avec le phrasé vocal et allongeant l'orchestration. Il s'agit d'un travail différent mais non moins dévastateur émotionnellement. l'invocation de Morrison de "prendre le train" dans "Madame George" évoque l’hymne des droits civiques de Curtis Mayfield «People Get Ready". À l'instar de ce classique de la soul, "Madame George" devient un hymne à la transcendance, une invitation à un monde meilleur que Morrison décrit dans la chanson-titre --- mais qui n'existent que dans notre imagination.


greg@gregkot.com


_________________
Some things never change and some things we don't ever want to change. Thankfully, James Taylor hasn't.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.james-taylor.asso.fr

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum