CAJT-Collectif des Amis de James Taylor
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ADIEU JOHN MARTYN

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1 ADIEU JOHN MARTYN le Ven 30 Jan 2009, 3:30 pm

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John Martyn 11 Septembre 1948 - 29 Janvier 2009


I don't want to know about evil, I only want to know about love...


Le guitariste et chanteur écossais vient de mourir, à l'âge de 60 ans.
En 1973, son album “Solid Air” avait marqué par ses chansons rugueuses et aériennes. De Steve Winwood à Eric Clapton, il ne manquait pas d'admirateurs. Une œuvre à (re)découvrir.









Dans cette vaste famille du folk rock anglais qui brouille instinctivement les frontières entre chanson traditionnelle, jazz, blues et rock progressif, le guitariste et chanteur écossais John Martyn occupe une place de choix. Il vient de décéder, à l'âge de 60 ans. Moins connu ou reconnu du plus large public qu'un Richard Thompson, il n'en demeure pas moins, à l'instar de Roy Harper, un acteur aussi passionnant que capital d'un rock britannique profondément singulier et inspiré, délicatement radical, détaché de toute vision bassement commerciale. Un artiste folk au sens noble du terme comme tant d'autres qui débutèrent une carrière de baladin acoustique à la fin des années soixante. En passant à l'électro-acoustique au tournant des années 70, Martyn, dont le sublime grognement de fauve gémissant flanque immanquablement la chair de poule, était loin de chercher à banaliser son propos : bien au contraire, il élargissait là avec bonheur sa palette sonore, poursuivant avec un style qui lui était propre l'extraordinaire champs musical ouvert par Van Morrison sur le révolutionnaire Astral Weeks.
Solid Air, de 1973, l'album le plus célèbre de John Martyn (avec ses « classiques » Man At The Station et May You Never), offrait une impériale suite de chansons en apesanteur, rugueuses et aériennes, aussi gracieuses que douloureuses, dominé par un jeu de guitare époustouflant de sensibilité.

Epaulé par une horde d'admirateurs de premier choix, de Steve Winwood à Eric Clapton, Martyn a publié par la suite nombre d'enregistrements personnels, parfois lumineux, toujours tourmentés, reflet d'une existence en lutte constante contre une armée de démons (alcool, drogue et vie affective pour le moins chaotique). Solid Air, la chanson, était dédiée à son ami proche Nick Drake… qui n'allait pas tarder à se suicider. Il le rejoint aujourd'hui au rang des très grands disparus dont l'œuvre ne demande qu'à être découverte par un public toujours en quête d'artistes majeurs cruellement ignorés.

HUGO CASSAVETI - TELERAMA


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2 Re: ADIEU JOHN MARTYN le Ven 30 Jan 2009, 3:49 pm

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Il fut le tout premier artiste blanc signé par Island, le label au palmier de Chris Blackwell, l’Écossais John Martyn était un des héros de la scène folk outre-Manche et son influence sur le rock british était colossale. Le chanteur guitariste barbu vient de s’éteindre dans un hôpital irlandais, il n’avait que 60 ans.


Sweet Little mystery







Durant plus de dix ans, à partir de l’aube des 60’s, Chris Blackwell ne publiera sur Island que des disques de ska ou de reggae. Il faudra attendre 1967, et que Blackwell prenne enfin pied à Londres, sur la lancée de Millie « My Boy Lollypop » et des premiers succès de Marley, pour voir les premiers artistes blancs apparaître sous son palmier. Les premiers cooptés seront le Traffic de Steve Winwood et surtout John Martyn avec son tout premier album « London Conversation » publié sur Island en 1967. Avec sa grosse voix bourrue et ses compositions aussi climatiques qu’intimistes, John Martyn se distingue sans peine sur cette scène folk émergeante dont il constitue l’un des espoirs.

Son vrai nom, Ian David McGeachy n’était pas idéal pour marquer les consciences, alors il se choisit ce nom d’artiste John Martyn qui claque comme le choc de ses influences folk electrochoquées par le jazz et la soul. On le compare à Nick Drake, trop tôt disparu, mais aussi à Tim Buckley, Tim Hardin comme à Al Stewart. Homme de fusion, Martyn saura influencer les plus grands de ses compositions atypiques comme Clapton, Gilmour, Phil Collins et, bien entendu, U2, leur « frères de label ». Et, jusqu’à la fin des 80’s, le guitariste restera fidèle à Island. Mais en 88, Blackwell revend son palmier doré à Polygram et sans son vieux pote mentor pour le protéger, après plus de vingt ans, Martyn se voit rendre son contrat, ce qui ne l’empêchera jamais de continuer à publier ses albums hallucinés sur des labels indés jusqu’à la fin de sa vie. John vient de s’éteindre soudainement à seulement 60 ans. On ignore pour le moment les circonstances exactes de son décès, mais on savait qu’il combattait depuis des années une sérieuse dépendance à l’alcool. On se souviendra, en écoutant ses diamants bruts tels « Sweet Little Mistery » ou « Couldn’t Love You More », qu’il était sans doute un des héros injustement méconnus de notre époque.

Mais jamais l’écho si particulier de sa voix ne saura s’éteindre de nos mémoires. D’ailleurs Phil Collins a déclaré bouleversé au NME : « La
mort de John est une tragédie. Je me sens si triste. J’ai travaillé avec lui depuis les années 70 et c’était devenu un ami très proche. John ne faisait jamais de compromis, ce qui énervait prodigieusement beaucoup de gens, mais il était unique et il n’y en aura plus jamais des types comme lui. Je l’ai aimé comme il était et il me manque déjà énormément. ».

John Martyn avait dû être amputé de sa jambe droite en 2003, vraisemblablement à cause d’un diabète, mais sans jamais perdre courage il se produisait désormais sur scène dans un fauteuil roulant.

L’an passé, il était distingué par Sa Majesté la Reine qui le nommait Officier de l’Empire Britannique (OBE, la Légion d’Honneur locale) et il chantait encore au Festival Celte d’Édimbourg. Hélas, son destin a fini par le rattraper.

L’adieu à l’ami John laisse un goût particulièrement amer…mais il nous lègue plus de trente albums rares et précieux pour nous consoler dans la mélancolie lumineuse de ses compositions.

Oscar PERRIER


Couldn't Love You More





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3 Re: ADIEU JOHN MARTYN le Ven 30 Jan 2009, 9:44 pm

To me, he was one of the greatest.

Here's a qote from a fan i found somewhere on the net: "John's music taught me to love the sound of my own heart breaking".

John, wherever you are, be safe in your place!

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4 Re: ADIEU JOHN MARTYN le Jeu 12 Fév 2009, 5:34 pm

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Une autre version de "May You Never" à vous donner le frisson (une chanson composée à l'origine pour son meilleur pote Nick Drake)




et "He got All The Whiskey" avec Eddie Reader



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